Le suivi topographique de la baie de l’Aiguillon

Contexte

La baie de l’Aiguillon a tendance à s’envaser progressivement. Suite à cet envasement, différents concessions conchylicoles ont été abandonnées successivement. Les pieux de bouchots et les anciennes tables ostréicoles, toujours en place, servent désormais de supports au développement de gisements sauvages d’huîtres japonaises, ayant des impacts présumés sur la fonctionnalité de la baie, notamment le rôle de piège à sédiments et de modification locale de la courantologie.

L’objectif de l’action d’expérimentation de retrait des anciens aménagements ostréicoles abandonnés est de retrouver un habitat naturel de vasière.


Objectif

Deux études topographiques, réalisées à trois années d’intervalle (2017 et 2020) seront mises en œuvre, afin d’évaluer l’impact des travaux expérimentaux d’enlèvement des gisements d’huîtres sauvages de la baie de l’Aiguillon engagées en 2017. Ces études permettront également de mieux comprendre les évolutions morphologiques et la dynamique sédimentaire de cette baie.


Actions

Deux zones de la baie de l’Aiguillon sont concernées, une zone Nord-Ouest (Réserve naturelle Vendéenne et la Pointe de l’Aiguillon) d’environ 1 700 ha et une zone Sud-est (Réserve naturelle Charentaise) d’environ 1 600 ha, représentant une superficie totale d’environ 3 300 ha.
Il s’agit d’effectuer l’acquisition de données à marée basse en vue de réaliser une modélisation numérique précise de la baie de l’Aiguillon.

Les données seront ensuite analysées afin d’apporter des conclusions sur l’évolution morphologique de la baie de l’Aiguillon, de définir les causes de ces évolutions, notamment l’enlèvement des gisements d’huîtres creuses japonaises et de définir les prospectives évolutives du site.